On parle beaucoup ces temps ci des possibilités de rachat de BCE par la société de fonds privés KKR possiblement en partenariat avec le fonds de retraite Ontarien puissant Teachers (reuters). Cela me donne l'opportunité de discuter des bénéfices des acquisitions privées du genre pour les investisseurs.
Malhereusement dans les marchés publics, il arrive souvent que la balance des pouvoirs entre les gestionnaires et les investisseurs soit inéquitable. Par exemple, avec des actions multi-votes qui permettent a des gestionnaires de posséder très peu de l'équité totale de la compagnie (aussi peu que 2% par exemple) mais conserver le contrôle total. C'est un peu comme si vous alliez a la banque et demandiez un prêt pour un projet d'affaires mais que vous-même n'êtes pas prêt à y investir un sou!
Pour des raisons qui ne font pas l'objet de l'article actuel, BCE présente une performance médiocre. Comment je définis médiocre ? Excluant le crash télécom de 2000, depuis 2002 l'action normale de BCE pourrait facilement se représenter par une ligne horizontale au niveau de 30$. C'est cinq ans de stagnation. Tout cela pourrait être pardonnable si BCE distribuait des dividendes digne de ce nom (voir fiducies de revenus), mais ca n'est pas le cas. Donc les gestionnaires s'assoient sur une pile de notre argent et dorment.
Que faire donc lorsqu'une entreprise performe aussi mal ? Pour le petit investisseur la seule option qui se présente c'est de vendre, et je vous encourage à le faire! Il s'agit de votre meilleur vote. Si tous les petits investisseurs vendent, la rationale économique veut que la compagnie s'affaiblisse financièrement et devienne plus vulnérable à des prises de contrôle ou des rachats. C'est ce qui se passe ici. Le fond de capital privé KKR se propose de jouer le rôle de "gros méchant" qui prends les décisions difficiles afin de ramener la compagnie sur la voie de la profitabilité et la croissance. 10% des magasins sont a déficit ? On les ferme! Nous avons trop d'employés ? On en license! C'est très expéditif. Après l'opération nettoyage, la firme privée se propose souvent de refaire une offre publique pour la compagnie. Les petits investisseurs peuvent alors se réapproprier le titre s'ils jugent que les correctifs apportés par la firme privée sont pertinents et devraient être garants de croissance future.
C'est bien sur là toute la question, quelle genre de travail KKR va-elle faire ? Il est facile de mettre à la porte 5000 personnes et après prétendre que les revenus augmentent! Mais souvent ce genre d'amputation présente ces symptomes plus tard... idéalement pour KKR, après qu'ils s'en soit débarassé !
Alors bravo pour le ménage à BCE, cependant, méfiance pour ceux qui voudraient se réimpliquer dans ce titre. Bon investissements!
Malhereusement dans les marchés publics, il arrive souvent que la balance des pouvoirs entre les gestionnaires et les investisseurs soit inéquitable. Par exemple, avec des actions multi-votes qui permettent a des gestionnaires de posséder très peu de l'équité totale de la compagnie (aussi peu que 2% par exemple) mais conserver le contrôle total. C'est un peu comme si vous alliez a la banque et demandiez un prêt pour un projet d'affaires mais que vous-même n'êtes pas prêt à y investir un sou!
Pour des raisons qui ne font pas l'objet de l'article actuel, BCE présente une performance médiocre. Comment je définis médiocre ? Excluant le crash télécom de 2000, depuis 2002 l'action normale de BCE pourrait facilement se représenter par une ligne horizontale au niveau de 30$. C'est cinq ans de stagnation. Tout cela pourrait être pardonnable si BCE distribuait des dividendes digne de ce nom (voir fiducies de revenus), mais ca n'est pas le cas. Donc les gestionnaires s'assoient sur une pile de notre argent et dorment.
Que faire donc lorsqu'une entreprise performe aussi mal ? Pour le petit investisseur la seule option qui se présente c'est de vendre, et je vous encourage à le faire! Il s'agit de votre meilleur vote. Si tous les petits investisseurs vendent, la rationale économique veut que la compagnie s'affaiblisse financièrement et devienne plus vulnérable à des prises de contrôle ou des rachats. C'est ce qui se passe ici. Le fond de capital privé KKR se propose de jouer le rôle de "gros méchant" qui prends les décisions difficiles afin de ramener la compagnie sur la voie de la profitabilité et la croissance. 10% des magasins sont a déficit ? On les ferme! Nous avons trop d'employés ? On en license! C'est très expéditif. Après l'opération nettoyage, la firme privée se propose souvent de refaire une offre publique pour la compagnie. Les petits investisseurs peuvent alors se réapproprier le titre s'ils jugent que les correctifs apportés par la firme privée sont pertinents et devraient être garants de croissance future.
C'est bien sur là toute la question, quelle genre de travail KKR va-elle faire ? Il est facile de mettre à la porte 5000 personnes et après prétendre que les revenus augmentent! Mais souvent ce genre d'amputation présente ces symptomes plus tard... idéalement pour KKR, après qu'ils s'en soit débarassé !
Alors bravo pour le ménage à BCE, cependant, méfiance pour ceux qui voudraient se réimpliquer dans ce titre. Bon investissements!

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