mercredi 12 septembre 2007

Pauline sauve le bois, abandonne la création de richesse

La nouvelle chef du PQ à déposé ses mesures pour relancer l'industrie forestière "en crise". J'ai suivi cette nouvelle avec intérêt car si on se souvient bien, le PQ devait se repositionner en "créateur de richesse" avec Pauline. On suit pour voir si les faits suivent les paroles.

Voici les fameuses propositions :

  1. Protectionnisme pour le bois, on force un % de bois Québécois dans chaque construction
  2. Subventionner masssivement de la deuxième et troisième transformation
Je reprends aussi la capsule "La forêt au Québec" que je trouve intéressante.
La forêt fournit 10 milliards $ d'activité économique au Québec, rapporte 3,5 milliards $ en salaires et fournit 1 milliard $ en impôts prélevés par le gouvernement. Quelque 250 villages et communautés du Québec ne vivent que de la forêt. Source: Presse canadienne
Voici donc une industrie en peine qui génère 10 milliards de chiffre d'affaires, soit environ 4% du PIB global du Québec (env. 230,6 milliards de $ US).

Mesure 1 : Plus de protectionnisme

La pire mesure qu'un ministre aurait pu inventer. Ca n'est pas une surprise d'apprendre que cette mesure a été proposée par l'industrie. En effet, quelle industrie n'aimerais pas avoir un monopole partiel sponsorisé par l'état ? Inscrivez moi !

Je pense que Pauline gagnerait à lire l'article de Nathalie Elgrably, la mondialophobie. On y note entre autre que le protectionnisme ne crée pas de richesse. De plus, le protectionnisme sers aussi a appauvrir les nations étrangères. Qui voudrait couper des jobs dans des pays comme l'afrique, la chine, l'inde ou les pays pauvres de l'europe de l'est ? C'est pourtant ce qui arrive lorsqu'on adopte des mesures protectionnistes. Les bien pensants pensent sauver le monde en n'exportant pas des jobs de moindre qualité... mais ces bien pensants n'ont souvent pas demandé l'avis de l'ex-russe vivant en république du délabrement total qui n'as pas d'emploi et aucun moyen de faire vivre sa famille. S'il désire lui, couper du bois pour moins cher que le bucheron subventionné du Québec, pourquoi l'empècher ?

L'autre point bien entendu concerne la gestion du fameux poucentage. Combien de nouveaux fonctionnaires ca va prendre pour calculer le pourcentage, donner des amendes aux constructeurs délinquants, gèrer les montagnes de paperasse associée a la gestion d'un tel programme (les amis, il s'en passe des constructions dans une année!). On peut facilement imaginer une centaine de nouveaux fonctionnaires (ainsi que 2.5 consultants par gestionnaire).

J'ai pas l'impression qu'on progresse dans la bonne direction.

Comme quoi, le PQ reste le parti de l'inflation gouvernementale. C'est clair qu'ils n'ont pas compris que les Québécois qui ont votés massivement pour l'ADQ veulent moins de gouvernement, pas plus. Chassez le naturel...