mercredi 16 mai 2007

Le modèle du copinage Québécois

Une récente publication de radio-cadenas (lien) nous informe qu'un citoyen a finalement pu avoir raison dans un dossier un peu délirant dont les fins points ne m'importent guère. Que devons nous lire de cet article ? Voici l'un des plus beaux exemples du modèle Québécois : comment faire avancer les choses au Québec ? Licher le cul d'un politicien.

Tu veux partir une compagnie ? Mieux vaut être du bord de ceux qui sont subventionnés alors liche! Tu veux qu'on te rende justice dans un cas d'abus bureaucratique ? liche! T'as besoin d'un changement de zonage ? liche! Un permis de construire ? liche! Une opération en priorité ? liche! T'as un projet à réaliser ? liche! Un ticket d'automobile ? liche! La SAAQ veut pas t'indemniser ? liche! Un différent avec la CSST? liche!

En fait, je vois mal quelles actions sont possibles au Québec à l'extérieur du modèle de copinage et de subventions. On entendais ce midi la ligue des contribuables discuter d'une compagnie totalement privée qui se voit maintenant voler des contrats par un compétiteur.... subventionné! La seule voie de se guérir d'une paralysie de règlementite, c'est de licher un politicien.

Comment s'étonner alors que l'entrepeneuriat est aussi faible au Québec. C'est ca qui arrive quand l'état se même de tout et de rien, quand les plus infimes secteurs de la vie civile sont réglementés dans un détail bureaucratique à faire palir Astérix et ces 12 travaux. Chaque fois qu'il se passe quelque chose le premier réflexe des gens est de se tourner vers l'état.

Cet état de chose à un nom, la dépendance.

À quand les GA? Les Gouvernement Anonymes ?
"Bonjour mon nom est Jean et cela fait maintenant 10ans que je n'ai plus aucune initiative. Pour tout mes projets, je consulte en premier mon fonctionnaire local."

De plus en plus ce pays (ok un petit relent de souvrainisme) commence à ressembler à la russie communiste et à la chine communiste. Sauvez moi!